Allaiter son bébé reste une action totalement naturelle et bénéfique tant pour la mère que pour le bébé, sur le plan de la santé mais aussi sur le plan affectif. Cette action permet de tisser un lien unique et très privilégié avec son enfant.
Dans un contexte de vie où l’on prône les choses naturelles, le bio, le respect de l’environnement, l’allaitement a toute sa place.
Les deux chapitres qui vont suivre sont extraits du site de la leche ligue, vous pourrez les retrouvez en intégralité en cliquant sur les liens proposés. Ils reprennent de manière synthétique :
- les effets de l’allaitement sur la santé des mamans,
- Les effets de l’allaitement sur le plan de la santé des bébés.
Pour celles qui hésitent entre biberon et allaitement en se rendant à la maternité, il faut insister sur les bienfaits du colostrum (liquide annonciateur du lait qui apparaît vers le troisième trimestre de la grossesse, se poursuit durant les deux à trois jours suivant la naissance pour être progressivement remplacé par le lait maternel). Jaunâtre et de texture visqueuse, c'est ce liquide qui nourrira le bébé allaité durant les trois premiers jours de sa vie, pour son plus grand bien. Le colostrum est en effet très riche en vitamines, protéines, et sels minéraux, ainsi qu'en immunoglobulines, qui assurent la défense immunitaire du nouveau-né. Le colostrum permet également au nouveau-né d'éliminer de son intestin les dernières traces de méconium, substances accumulées au cours de sa vie intra-utérine, et de mettre en route son système digestif. Un liquide très précieux pour la santé de bébé !
1. Allaiter, c’est bon pour la santé des mamans
1.1 Diminution du risque d’hémorragie
Il est maintenant bien connu que la tétée précoce et les contractions utérines qu'elle provoque, diminuent énormément les risques d'hémorragie et aident l'utérus à reprendre plus vite sa taille, sa forme et sa tonicité. Ceci est encore plus important pour une femme qui a subi une césarienne.
1.2 L’allaitement permet de maigrir plus vite
Après l'accouchement, si la mère surveille le poids de son bébé pour vérifier qu'il grossit bien, elle est aussi attentive au sein. Avec l'objectif inverse : retrouver rapidement sa taille d'antan. Qu'en est-il quand on allaite ?
Ces deux à quatre kilos de graisse qui vous font horreur au retour de clinique vont être "mobilisés" en deux à trois mois pour fournir chaque jour entre 200 et 300 calories (la moitié de ce qui est nécessaire pour fabriquer le lait de votre enfant)".
L'allaitement va donc permettre de maigrir en douceur à condition de ne pas manger comme quatre ! En effet, comme la femme enceinte, la femme qui allaite utilise mieux sa ration alimentaire, et les apports recommandés sont sans doute surestimés. Aussi, si sous prétexte qu'elle produit du lait, la femme se gave sans restrictions de chocolat, gâteaux, etc., elle pourra avoir du mal à perdre du poids, surtout si dans le même temps, elle a restreint son activité physique.
1.3 Diminution des risques de cancer
Contrairement à certaines idées encore répandues dans le public selon lesquelles l'allaitement pourrait "donner" le cancer du sein, voire le transmettre à l'enfant (!), toutes les études récentes montrent au contraire que l'allaitement contribue à protéger la mère contre le cancer de l'ovaire et celui du sein. Il semblerait que l'allaitement puisse diminuer de près de moitié les risques de cancer du sein ; plus longue serait la durée totale d'allaitement, meilleure serait la protection (le risque serait réduit des deux-tiers pour celles qui auraient allaité en tout six ans et plus). Les mécanismes en jeu ne sont pas encore bien élucidés. Il se pourrait que le lait contienne des substances pouvant protéger les tissus mammaires des agressions de l'environnement. L'allaitement aurait un effet de drainage sur les sécrétions accumulées au cours des années. Enfin l'on pense que les changements continuels du taux d'oestrogènes que connaît la femme lorsque n'est ni enceinte ni allaitante et a ses cycles menstruels, sont un facteur de risque pour le cancer du sein.
1.4. Et la décalcification ?
Une autre inquiétude des femmes, c'est que l'allaitement entraîne une décalcification durable pouvant faire plus tard le lit de l'ostéoporose. En fait une étude récente faite sur des femmes ayant allaité jusqu'à 9 mois, a montré un retour à une densité normale un an après le sevrage. D'autres études, portant sur des femmes ménopausées ayant allaité plusieurs enfants, ont montré que la densité osseuse augmentait avec chaque enfant allaité, et que ces femmes avaient moins de fractures que la moyenne.
2. Le lait maternel c’est bon pour la santé des bébés
2.2 Les avantages à court terme
Ce sont sûrement les mieux connus du corps médical et du grand public :"le lait maternel, c'est bon à cause des anticorps". Les études les concernant sont très nombreuses, et aboutissent toutes à la même conclusion : la mortalité et la morbidité sont bien moindres chez les bébés allaités. Ces derniers risquent 10 fois moins d'être hospitalisés pour une quelconque infection bactérienne sévère, et 4 fois moins de présenter une bactériémie ou une méningite. La différence est particulièrement dramatique dans les pays pauvres où les maladies infectieuses sont responsables de l'immense majorité des morts infantiles.
Réduction du risque de maladies diarrhéïques
Toutes les études montrent que les enfants nourris exclusivement au sein ont beaucoup moins de risque d'avoir des maladies diarrhéïques que les autres.
Cette protection s'explique par l'effet combiné de deux facteurs : exposition moindre aux agents infectieux et propriétés protectrices du lait maternel.
Diminution des affections respiratoires basses aiguës
Les infections respiratoires sont elles aussi beaucoup moins fréquentes chez les enfants allaités. La protection apportée par le lait maternel est particulièrement évidente vis-à-vis des maladies pulmonaires sévères.
Impact sur la sphère ORL
Les études ont été particulièrement nombreuses sur la protection apportée par l'allaitement vis-à-vis de l'otite moyenne.
D'autres études ont trouvé que les otites seraient trois fois moins fréquentes chez les enfants allaités.
Diminution des reflux gastro-oesophagien (RGO)
Dans une étude de 1992, les enfants allaités avaient moins d'épisodes de reflux, et étaient moins nombreux à présenter au moins un épisode de RGO. De plus la durée moyenne des épisodes de RGO était plus basse chez les enfants allaités. Les explications seraient d'une part que les bébés allaités passent moins de temps à dormir d'un sommeil léger et paradoxal, et davantage de temps en sommeil profond et calme, période où le RGO est rare ; d'autre part que le pH du reflux, plus bas chez les enfants allaités, suggère une vidange gastrique plus rapide.
Prévention des infections urinaires
Une étude a montré que l'allaitement pourrait avoir un rôle préventif des infections urinaires chez le bébé et chez sa mère, en raison du mécanisme suivant : le lait humain - contrairement au lait de vache - est très riche en oligosaccharides, qui se retrouvent en grande quantité dans les urines du bébé allaité et de sa mère. Or les oligosaccharides ont la propriété d'inhiber l'adhésion bactérienne aux cellules épithéliales, adhésion qui est un prérequis important pour le développement d'une infection.
2.2 Les avantages à long terme
Nous abordons là un domaine plus complexe et plus controversé. En effet, autant le corps médical est prêt à reconnaître le rôle anti-infectieux du lait maternel, autant il a du mal à admettre que l'allaitement puisse faire une vraie différence pour la santé de l'enfant et de l'adulte.
Et pourtant, comment ne pas voir que les avantages à court terme ne peuvent pas ne pas engendrer des avantages à long terme ? Prenons un seul exemple. Tout le monde sait que des otites à répétition peuvent finir par endommager l'audition de l'enfant. Si l'on admet que l'allaitement réduit considérablement l'occurence des otites, il devient évident qu'une population d'enfants allaités doit avoir une meilleure audition qu'une population d'enfants nourris au biberon.
De fait, ces dernières années, les études sur les conséquences à long terme d'avoir été ou non allaité, se sont multipliées. La liste que nous allons en donner, déjà fort longue, s'allongera encore dans les années qui viennent, à mesure qu'on s'intéressera à d'autres affections.
Mais il est vrai que ces études sont difficiles à faire, tant les biais à éliminer sont nombreux. Sur plusieurs des points qui vont suivre, on ne dispose actuellement que d'une seule étude, qui demande donc à être corroborée par d'autres. A partir de cette seule étude, on arriverait au constat suivant : à long terme, l’allaitement aurait un impact positif sur : les allergies, la prévention de l’obésité, l’appendicite, la sclérose en plaque, le diabète, les cancers, le développement des mâchoires.
En guise de conclusion
Arrivés au terme de notre synthèse, on pourrait se poser la question : si tout cela est vrai, comment se fait-il que les bébés élevés au biberon arrivent à vivre et à grandir ?
Allez, gardons à l’esprit qu’allaiter c’est mieux…pour la santé des mamans et des bébés. Et rappelons quelques aspects pratiques de l’allaitement : pas de biberon à réchauffer (très appréciable en promenade !), pas de vaisselle à nettoyer, à stériliser ou à transporter en voyage…Sans parler de l’économie financière réellement réalisée.
Extraits :
http://www.lllfrance.org/allaitement-information/aa/25-sante-femmes.htm http://www.lllfrance.org/allaitement-information/aa/27-sante-enfants.htm
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